JOURNÉES SCIENTIFIQUES CONJOINTES

Journée Scientifique Conjointes (Polytech, Sciences, ESI) : Faire coïncider l’opportunité entre l’exploitation des ressources naturelles de la RDC et leur impact sur le progrès social. 

Thème principal: « Gestion de l’exploitation minière dans la République Démocratique du Congo a 26 province« 

L’amphithéâtre de l’Ecole de Criminologie a servi de cadre, ce jeudi 28 juin et vendredi 29 juin 2018, pour les journées scientifiques conjointes des facultés de Polytechnique et des Sciences, ainsi que l’Ecole Supérieure des Ingénieurs Industriels. Pour le compte de la première et deuxième  journée, 24 communications ont été présentées en Huit sessions, et elles ont touché les domaines de l’Energie, des Mines, Minéralurgie et Métallurgie,  de la Géologie, de l’Environnement, de l’innovation technologique ainsi que celui de la Sismographie.

Dans la première journée, trois sessions se sont déroulées avec en tout onze communications.
Ces communications ont touchés les domaines suivants : Mines, Métallurgie, Géologie,
Energie électrique, infrastructures portuaires, matériaux de construction (béton, géoplymères)
et environnement.

Pour les Mines et la Métallurgie le Professeur Ngenda Richard de la Polytechnique a montré que le zinc se retrouve classé comme métal le plus utilisé derrière l’acier, le cuivre et l’aluminium. Les gisements de
zinc sont très nombreux dans la République Démocratique du Congo, surtout dans la Province
du Haut-Katanga. Jadis exploités par la Générale des Carrières et des Mines, ces gisements
sont à ces jours presque inexploités, ce qui justifie l’absence remarquée du pays dans le concert des grands producteurs mondiaux de ce métal. Des tentatives de reprise de l’exploitation de ces gisements ont été entreprises tout récemment par une entreprise minière mais les résultats ont été piètres. Le Professeur Ngenda Richard a démontré qu’avec des capitaux frais, il y a possibilité de reprendre la production du zinc dans notre pays avec évidemment l’aide du gouvernement national qui doit s’inscrire dans la promotion de l’exploitation et la production du zinc comme métal phare au même titre que le cuivre et le cobalt. Avec cette reprise, non seulement il y aura création d’emplois mais également l’entrée des recettes dans les caisses nationales ; le pays pourrait dès lors retrouver sa glorieuse place dans le classement mondial de la discipline.

Pour le volet énergie électrique, le Dr. Ir. Bonaventure BANZA WA BANZA de l’ESI a montré que le branchement illicite et la non-conformité des installations électriques expliquent la détérioration de la qualité d’électricité dont bénéficient les ménages lushois. Dans chaque commune, il existe les cas de branchement frauduleux bien qu’à des degrés différents. Dans le contexte actuel d’une forte croissance urbaine, les politiques d’amélioration de la qualité du service électrique passeraient par la mise en place de moyens efficaces pour lutter contre le phénomène de branchement frauduleux.

Toujours dans le volet énergie  le Dr. Ir.  Idriss KYONI NKULU , Polytechnique a montré que la qualité de l’approvisionnement électrique de la province du Haut-Katanga est mauvaise suite à une demande croissante des opérateurs du secteur minier et à l’accroissement de la population dans les zones urbaines et surtout face à un parc de production qui n’évolue pas depuis plusieurs années et une infrastructure de réseau vieillissante. Pour faire face à la demande croissante d’énergie, le gestionnaire du réseau national SNEL recourt aux barrages d’Inga et aux imports depuis la Zambie. Malgré ces recours, la demande énergétique n’est toujours pas totalement satisfaite, et le gestionnaire procède au délestage tournant des consommateurs pour soulager son réseau. Pour améliorer la fiabilité du réseau électrique, le gestionnaire, en partenariat avec les opérateurs miniers, a planifié la construction de trois nouvelles centrales électriques, dont deux, de puissances installées respectives de 120MW et 240MW, seront hydrauliques, et une de 500MW sera thermique. Mais en plus d’améliorer l’approvisionnement et de garantir la stabilité du réseau, l’option pour l’insertion des unités de stockage dans les nœuds charges dudit réseau est recommandée. Il convient de retenir qu’il est nécessaire de procéder à la construction de trois nouvelles centrales dont deux hydrauliques et l’autre thermique d’ici horizon 2024 afin de ratiboiser complètement la multiplicité d’heures de délestage dans la distribution du courant électrique dans le grand Katanga.

Dans le même domaine que son prédécesseur , le Professeur Jimmy KALENGA KAUNDE  de la Polytechnique a montré que pour résoudre la problématique du déficit énergétique au Grand Katanga, on pouvait recourir à la production d’électricité à partir des centrales thermique en utilisant le charbon de Luena. Ceci pour diversifier les modes de production d’électricité. Il a été montré que l’utilisation du charbon de Luena comme charbon thermique est très avantageux. Et cela sera consécutif à la prospection pour évaluer les réserves en charbon. Ensuite il a été montré que le branchement illicite et la non-conformité des installations électriques expliquent la détérioration de la qualité d’électricité dont bénéficient les ménages Lushois. Dans chaque commune, il existe les cas de branchement frauduleux bien qu’à des degrés différents. Dans le contexte actuel d’une forte croissance urbaine, les politiques d’amélioration de la qualité du service électrique passeraient par la
mise en place de moyens efficaces pour lutter contre le phénomène de branchement
frauduleux.

Pour le volet infrastructures portuaires, le Phd Student CT Yannick KIYUKENO a démontré qu’en tenant compte de l’accroissement démographique sans précédent que connait la ville de Lubumbashi, cause des grands bouchons sur les artères routiers les plus fréquentés mais aussi suite aux inondations répétitives qui surviennent pendant les saisons pluvieuses, il est opportun de résoudre ces problèmes fondamentaux qui touchent la situation socio-géographique de la ville à l’issue d’une étude qui propose un projet de valorisation de la potentialité que regorge la rivière Lubumbashi. Le chef de travaux Yannick KIYUKENO a démontré qu’il est possible de convertir ce courant d’eau en canal navigable par barquette pour le tronçon compris entre le Lac Tshombe et le pont Tshondo.

Pour le domaine des Mines, Minéralurgie et Métallurgie, l’assistant  Tshipeng Yav Steev, Master en sciences appliquées, Polytechnique a montré qu’il est intéressant
de tester la combinaison des méthodes gravimétriques à la flottation, pour réduire la teneur en soufre et en cendre du charbon de Luena. Il a été recommandé la réfection de l’usine de triage et lavoir de Luena, la poursuite avec la caractérisation minéralogique et chimique de ce charbon sans oublier de mener des études d’impact environnemental de son utilisation comme charbon thermique. Pour l’évaluation de la lixiviation industrielle du Cobalt, une piste de solution a été proposée pour améliorer le rendement de lixiviation, après évaluation du
comportement des minéraux porteurs du cobalt face à la lixiviation. Face à une minéralogie
complexe, il a été montré que les minerais de cuivre et de cobalt contiennent le cobalt dans les
minéraux utiles et dans ceux de la gangue. La caractérisation minéralogique permet de prédire
ou de justifier le comportement d’un minerai de Cobalt à la lixiviation. S’agissant du Choix
optimal des caractéristiques mécaniques des roches. Comme guide essentiels pendant la phase
conception d’un design minier dont l’objectif était de développer un environnement mécanique dédié à la réduction des risques et danger miniers. Cela a impliqué le développement d’une méthodologie permettant de résoudre les problèmes de stabilité des ouvrages miniers en amont c’est -à-dire, pendant la phase de conception et d’implantation de design minier. Une application a été faite sur deux terrains différents par un bureau d’étude.
Les résultats ont concerné la distribution spatiale du RMR qui va intolérablement conduire
soit aux paramètres des talus soit aux conditions de soutènement ou de foudroyage d’une mine. Il a été montré que la gestion des ressources minières implique l’optimisation des tous les paramètres qui peuvent accroître le revenu de la mine pour un profit maximum, la maîtrise du terrain étant un préalable majeur à l’élargissement d’une mine.

Dans l’automatisation, Le Phd Student Assistant Jacques KAZAKU a démontré que les observateurs d’états sont des auxiliaires qui produisent une estimée d’état courant, tout en utilisant des observations enregistrées et disponibles. En industrie, ces observateurs sont utilisés pour la supervision des procédés, la détection de défaillances et la synthèse des lois de commande. Si la synthèse des observateurs en dimension fini est aisée, elle reste cependant une tâche difficile en dimension infinie. En effet, la construction de ces capteurs logiciels est basée sur l’utilisation du modèle du procédé. Or des nombreuses applications industrielles (réacteur chimique, bioréacteur, diffusion de la chaleur, etc.) sont modélisables par des équations différentielles aux dérivées partielles. A ceci s’ajoute le fait qu’en pratique la dimension de l’espace des observations physique est toujours limitée, alors que dans certains cas il est nécessaire d’accéder à un nombre infini de variables d’état. Cette étude a présenté une nouvelle stratégie d’observation d’un échangeur de chaleur à contre-courant, par utilisation d’un observateur mode glissant.

Le Rapporteur Général des Journées Scientiques Conjointes
Dr. Ir Jimmy KALENGA KAUNDE KASONGO
Professeur Associé
Vice-Doyen Chargé de la Recherche, Faculté Polytechnique

La SYNTHESE ET RECOMMANDATIONS JOURNEES SCIENTIF CONJOINTES 2018

One Comment to JOURNÉES SCIENTIFIQUES CONJOINTES

  1. Polytechnique Unilu dit :

    Merci au recteur et aux organisateurs

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